Contenu

Radar et détection de la foudre

Sur la grêle

Le radar peut-il détecter la grêle ?

Le radar balaye l'atmosphère à différents angles d'élévation. Cela permet d'obtenir une représentation à trois dimensions des réflectivités dans l'atmosphère. Ce champ de données 3D est utilisé pour générer des coupes verticales et permet ainsi de faire apparaître l'extension verticale des zones de précipitations. L'altitude à laquelle les précipitations sont générées peut ainsi être estimée.

Les données tridimensionelles sont particulièrement utiles pour analyser les cellules convectives orageuses. L'intensité des précipitations orageuses est fortement liée à l'extension verticale des cellules. L'apparition ou non de grêle dépend notamment de l'altitude à laquelle les précipitations sont générées. L'analyse des profils verticaux de réflectivité permet donc d'estimer la probalité de grêle associée à un épisode orageux. Les données des radars de Wideumont et de Zaventem sont utilisées pour produire en temps une carte indiquant la probabilité de chutes de grêle.

 

 

 

Carte de probabilité de grêle générée à partir des données du radar de Wideumont.

Les canons anti-grêle sont-ils efficaces ?

Plusieurs canons anti-grêle sont actuellement utilisés par des agriculteurs en Belgique et ailleurs pour protéger les cultures contre les chutes de grêle. Ces canons émettent dans l'atmosphère des ondes de choc qui sont sensées agir sur la formation ou la fragmentation des grelons. Des questions concernant leur effficacité nous sont fréquemment posées.

A notre connaissance il n'existe aucune étude scientifique qui montre l'utilité de ce genre d'appareillage. Les connaissances actuelles sur les processus physiques à l'origine de la pluie et de la grêle ne permettent pas d'expliquer comment l'émission d'ondes de choc pourrait agir sur la grêle.

 

 

Point de vue officiel de l'Organisation Météorologique Mondiale (en anglais)